René-Arnold Fallet (1884 - 1949 )

(Travail présenté par M. Georges Fallet)
 
Voici en bref la généalogie de René Arnold, de père en père : il descendait d'Arnold (né en 1859), de Frédéric Adolphe (né en 1815), de Jean Frédéric (né en 1773), de Jean-Pierre (baptisé en 1739), d'un autre Jean-Pierre (baptisé en 1697), de Josué (né vers 1660), de Jérémie, de Pierre (mort avant 1678), de Jérémie (cité en 1598), d'Antoine (mort avant 1592), de Guillaume, de Jean (cité de 1503 à 1520) et enfin de Guillaume, ancêtre de tous les Fallet subsistant de nos jours.

Nous extrayons de la nécrologie donnée par le Messager boiteux de Neuchâtel, 1951, aux p, 55-56, les mots qui suivent : né à La Chaux-de-Fonds le 19 mai 1884, il fut élevé à Villers-le-Lac où son père s'était fixé. Lui-même vint s'établir au Locle en 1912 et ne tarda pas à jouer un rôle actif dans les rangs du parti socialiste. Élu en Conseil général au printemps de 1918, il fut appelé le 1er août suivant à faire partie du Conseil communal. Il appartint à ce corps jusqu'au moment où l'âge le contraignit à prendre sa retraite, soit jusqu'au 30 juin 1949. Il le présida dès 1936. Sur le terrain communal, il siégea au Grand Conseil de 1919 à 1945.

Dans l'administration de la Commune du Locle, René fut chargé plus particulièrement de diriger les services de l'assistance, mission ingrate et combien délicate dans les années de crise de l'entre-deux-guerres. Le Locle; s'il a 12.000 habitants, compte 40,000 ressortissants établis au près, ou au loin. Les tâches de l'assistance publique étaient donc considérables, tandis que les ressources de la Mère Commune des Montagnes se ressentaient des années de la crise économique. René se dépensa sans compter. Il dirigea son dicastère avec fermeté et bienveillance. N'avait-il pas connu lui-même des années difficiles ?

Son activité ne se borna pas à l'exercice des fonctions publiques. Il fit partie, dès sa fondation, du Conseil du Sanatorium neuchâtelois et de celui de la Pouponnière neuchâteloise. Il accepta d'être le président de celle-ci dès 1945 et, trois ans plus tard, il devint aussi président de la Commission administrative de l'Hospice cantonal de Perreux.

En prévision de la retraite qui allait sonner, il avait fait le projet de consacrer son temps et ses forces aux oeuvres qui lui étaient chères. Hélas ! Une crise cardiaque, survenue le 14 novembre 1949, mit une fin brutale à ses projets généreux.

Aux obsèques, le professeur en philosophie Vauthier, de Besançon, adjoint au maire Jean Mingeot, prit la parole et dit : "II y a en lui un mélange de Gavroche et de saint Vincent de Paul". Voilà le plus bel éloge funèbre que l'on pouvait lui faire.

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